To read or to be read*
(*Lire ou être lu)

Il y a quelques temps je vous avez fait part d’un petit panel de livres que j’avais sélectionné pour diverses raisons ; simple coup de coeur, curiosité, suite d’une oeuvre, etc.
Après en avoir dévoré et digéré quelques uns, qui faisaient parti de cette sélection, et d’autres qui étaient venus entre temps gonfler ma besace, pour me permettre de m’évader le temps d’un trajet en métro, de patienter durant une escale ou d’agrémenter mes soirées en solitaire “at home“, je peux enfin vous en parler brièvement.
Que ceux qui lisent actuellement ces livres se rassurent, je ne vais en aucun cas raconter l’histoire ou en devoiler les intrigues. Je souhaite simplement partager mon ressenti et recueillir le votre.
La fascination du pire de Florian Zeller;
Dès les premières pages, ce roman m’a interpelé, apres avoir lu le synopsis du livre, je m’attendais à découvrir quelque chose de … d’aussi léger, voilà le mot est laché. Ne connaissant pas l’auteur, Je pensais trouver un livre plutôt sombre ou tout du moins à connotation philosophique.
Que nenni, j’ai trouvé ici un style d’écriture très accessible dans un style narratif des plus simples, une histoire contemporaine que je qualifierai de légère où le narrateur s’interroge, observe et nous rapporte sa vision de l’islam ainsi que celle des autres protagonistes.
Toutefois, même si de part ma nature agnostique j’évite généralement les sujets religieux, la vision de la religion islamique telle que dépeinte dans le livre, m’a parue bien caricaturale.
Je me suis alors demandé si l’auteur voulait nous faire réagir, nous renvoyer à nos propres à priori, peut-être nous montrer les ravages des extrémismes ou si ce livre était juste un petit roman cherchant à profiter de ce sujet d’actualité pour apparaitre en bonne position sur les étals de nos libraires.
Bref, ce livre m’a détendu de part sa légèreté et le caractère du narrateur qui me renvoie un peu à moi même, mais je n’ai pas su quoi penser de cet effleurement maladroit du sujet religieux.
Je vais bien, ne t’en fais pas de Oliver Adam;
Un roman vrai, cru, touchant, parfois violent, une histoire simple qui se passe à coté de chez vous, un personnage qui se cherche à travers l’autre, elle , si discrète, mal à l’aise, seule, privée de sa béquille sociale.
Je n’ai pas vu le film, je ne le regrette pas. J’ai découvert un bon roman.
Petit éloge d’un solitaire de Richard Millet;
Quand un titre peut vous faire acheter un livre…
Je ne m’attendais pas à trouver l’hommage d’un petit fils, qui n’est plus si petit d’ailleurs, à son grand père.
L’auteur Richard Millet nous présente la vie de son grand père, qui on le sent le laisse admiratif et attise sa curiosité.
Un homme, solitaire, un peu brusque mais débrouillard et travailleur qui à l’annonce de la naissance de son petit fils, s’en est allé en prononçant ces mots : “Je peux mourir en paix“.
Bien que troublé par le style de l’auteur, par cette présentation d’un homme et de sa famille que je ne connaissais pas mais dont une partie de leur intimité m’était dévoilé, j’ai tout de même apprécié cette découverte d’une France et d’une époque que je ne connaissais que vaguement.
A year in the Merde de Stephen Clarke (VO) ;
Rafraichissant, hilarant, je le conseille en version originale afin de pleinement profiter de toutes les subtilités et de l’humour de Paul West, le narrateur qui nous embarque dans son aventure parisienne.
Libido exacerbée par les petites françaises (j’en suis jaloux), allergie chronique aux déjections canines, et apprentissage de la vie parisienne sont aux programmes…suivez le guide !
Ce roman n’a aucune prétention littéraire si ce n’est nous faire passer un bon moment et je peux affirmer que l’objectif est ici pleinement atteint.
A consommer sans modération !
Voilà, j’espere que les personnes qui ont lu ces livres laisseront un petit message afin que les critiques soient variées et que l’on puisse partager nos points de vues.
Et pour ceux qui ne les ont pas encore lu, c’est peut-être l’occasion de sauter le pas et d’en lire certains.
Au plaisir …
Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.
Commentaires
J’ai bcp aimé la facination du pire & je vais bien ne t’en fait pas, et adoré a year in the merde, en vo of course, du coup j’ai l’impression qu’il y a des trucs que j’ai pas forcément saisi, mais évidemment drole. La facination du pire reste mon préféré des 3.
Chacun s’approprie un livre à sa facon.
J’ai beaucoup apprécié la Fascination du pire, et pris beaucoup de plaisir à le lire.
C’est après l’avoir lu que je me suis posé ces quelques questions qui n’enlèvent rien au plaisir que j’ai eu.
Merci de ton passage, tu es la bienvenue !
Note : Après avoir relu ton commentaire je viens de saisir que tu parlais de A year in the merde, je suis un peu comme toi, je pense qu’il y a certainement quelques subtilités que je n’ai pas saisies. (je ne m’appelles pas Chris
)
Le bookcrossing…? il faudrait que je tente mais il est vrai que j’aime posséder les livres que je lis, c’est idiot mais parfois je me replonge avec délectation dans certains livres… comme l’un de mes préférés ; la nuit des temps de Barjavel.
Toutefois ce peut être un bon moyen de découvrir un livre, puis de me le procurer par la suite s’il m’a plu.
Mais il faut songer à partager aussi… quel livre serai je prêts à céder…?
J’ai terminé il n’y a pas longtemps la Fascination du pire.
Alors mes impressions en vrac et pas dans l’ordre : – 1ère impression : ça se sent que c’est un mec de notre âge qui écrit : la façon d’écrire, d’amener les idées. Je le trouve moderne, sans chichi ni tralala et ça c’est plutôt un bon point ! – ensuite, ça fait du bien à nos petits cerveaux d’être confrontés avec des propos non-politiquement corrects. C’est si rare ! Après, à chacun de juger. Perso, je trouve que les points de vue de Martin, même s’ils sont assez peu nuancés, sont bien argumentés et méritent qu’on y réfléchisse… – Mais pour que le tableau ne soit pas tout rose non plus, j’y ajouterai quelques petites touches d’ombre par çi par là : les idées répétées, martelées, râbachées, au bout d’un moment ça agace (suis pas patiente…) ; l’étalage de culture dont fait preuve le Florian a aussi un peu eu tendance à me souler : et vas-y que je te cite Flaubert et Duchmol et Trucmachin, mais en expliquant bien sûr au pauvre quidam les théories de ces illustres personnes.
Au final, je dirai que c’est un bouquin stimulant pour l’esprit mais qu’il faut faire un peu abstraction de sa forme.
Et au passage, avant de clôturer le plus long post de l’histoire, un petit mot sur “A year in the merde” : je l’ai trouvé absolument poilant, avec des longueurs sur la fin certes mais ça n’enlève rien à l’humour so british de l’auteur !
Voilou pour ma petite contribution à ce “blog-café-littéraire”
Je suis d’accord avec Loupiotte sur l’étalage culturel que l’on subit à de nombreuses reprises.
Sans remettre en question l’interet des illustrations littéraires, on aurait apprécié un peu plus de finesse

www.bookcrossing.com
Pour partir à la chasse aux livres.
Je ne sais pas ce que ça donne sur Lyon, mais à Aix, ça bouge pas mal.
On ne tombe pas toujours sur des grandes oeuvres, mais la curiosité l’emporte souvent, et tu finis par lire le livre trouvé.