Théologie, couples & utopie

Théologie, couple et utopie

Oui c’est un titre qui résume à lui seul mes lectures du moment qui, on s’en serait douté, ne transportent pas le lecteur dans un monde utopique où, bercé par de douces illusions, il pourrait, l’espace d’un court instant, se délester de son fardeau quotidien et oublier sa fade vie laborieuse post-electorale.

Après cette courte mise en bouche qui j’en suis certain vous a donné une envie folle de lire les quelques lignes qui vont suivre, je vais donc vous présenter en quelques mots ces quelques ouvrages qui m’ont plongé le temps de quelques centaines de pages dans une analyse contestable de notre pauvre vie d’être pseudo-sociable.

Entre une diatribe sociale, amère et dérangeante, sur fond de nihilisme dirigée d’une main de maître par Houellecbecq, et une plongée dans un univers théologique aux saveurs hellenistes orchestrée par un Werber inspiré, j’ai également eu le temps de savourer une vision froide, burlesque et mathématique des relations de couples après 8 ans de vie commune, où le bonheur ne peut être entrevu qu’une fois qu’il n’est plus et où le désir nait à la frontière d’une porte. Décidemment non ! ce n’est pas Foenkinos qui allait faire preuve de compensation et rassurer les hommes sur leur capacité à se bonifier avec le temps…

Bref, trois bons livres qui ne font de concessions ni aux lecteurs, ni à leurs personnage, quoique comme a son habitude Werber se détache des autres par son approche scientifique de la fourmilière humaine.

Allez quoiqu’il en soit, et j’en suis persuadé, un jour, je connaitrai moi aussi mon Genève...

Bonne lecture et à vos critiques !

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Commentaires

Tu arriverais à faire la différence entre une passion dévorante et un amour constant?
Je trouve que de n’avoir vécu qu’une seul genève dans un couple, c’est bien triste.
J’ai lu le livre et ce couple avait l’air vide avant même qu’il n’y est rupture.

Tu as tout à fait raison, je pense qu’il faut se donner la chance de vivre des Geneve, que ce couple s’est trop enlisé dans un quotidien fait d’habitude et de règles.

Ce couple était vraiment vide, je pense que c’est bien le terme, il se sont reposé sur un souvenir et non pas cherché non pas à le raviver , car ce n’est pas la solution, mais à construire d’autres.

On ne vit pas de souvenirs !

Nous, les dieux, n’est de loin pas le meilleur ouvrage de Werber. On n’attendait pas une pseudo-mythologie grecque là où dans les précédents épisodes, on avait eu droit à une théologie vachement élaborée, symbiose de plusieurs cultures pour pas dire religions.
Dans le souffle des dieux, c’est aussi un peu décevant.

En effet soso , je trouve qu’au niveau stylistique et reflexion, nous les dieux (et le souffle des dieux que je suis entrain de lire) sont un peu en dessous des thanatonautes.

Toutefois je dois avouer que son analyse des comportements de groupes d’Hommes (tribus) est une idée assez sympatique qui malheureusement n’est pas assez approfondie.

Il est vrai que l’idée de placer cette etude sur un fond de mythologie grecque et bien que j’apprecie la mythologie, n’a pas vraiment sa place et me dérange un peu :

pourquoi ce choix des dieux grecques au depend d’autres divinités ; egyptienne, mayas, scandinaves, etc…

Lors de la lecture de Nous les dieux, les déambulations des personnages principaux m’ont paru deloin secondaire vis à vis de l’evolution des groupes d’hommes que je devorai avec curiosité.

Je détaillerai le Souffle des dieux dans un prochain article très prochainemant.

Avez-vous lu : Les yeux jaunes des crocodiles de Pancol?

C’est d’une exactitude et d’une réalité stupéfiante…

Non je ne connais pas :)
Je vais essayer d’en trouver le synopsys !

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